Au fil du temps, le futur bus rapide se dévoile un peu plus. Son parcours va nécessiter d'importants travaux dans les rues du centre et bouleverser la circulation en centre-ville. Site propre à 62 %
La future ligne reliera la gare SNCF à Gavy Océanis en passant par l'Hôtel de ville. 60 % de ce tracé sera effectué en site propre. Ce qui n'a rien à voir avec un mode de propulsion écolo, mais signifie que les véhicules circuleront sur des voies réservées. Notamment avenue de la République, rue d'Anjou, avenue de Gaulle, rue Gabriel-Fauré, bd Sunderland et Broodcoorens, rue des Hisbiscus et le long de la départementale 492 jusqu'à Océanis. La partie de chaussée réservée aux autobus articulés sera d'une couleur jaune pour être facilement identifiable par les autres usagers.
Rue d'Anjou coupée - Le passage de la ligne nouvelle va fortement conditionner le plan de circulation, notamment en centre-ville. La rue d'Anjou sera complètement interdite à la circulation aux abords de la rue de la Paix. Seul le bus rapide pourra franchir ce tronçon. Elle sera à sens unique pour les automobilistes sur les parties restant accessibles.
République à double sens - Après plusieurs hypothèses de sens unique sur une partie, l'avenue de la République restera finalement à double sens pour les automobilistes. Le bus rapide passera au milieu, lui aussi dans les deux sens. Et il restera encore une file de stationnement de chaque côté. L'avenue changera de physionomie entre le Paquebot et la gare : des traversées piétonnes tous les 90 m, ponctuées par de nouveaux arbres modifieront sensiblement l'aspect de la voie.
Des stations new-look - Un cabinet spécialisé a travaillé sur les stations. Elles seront repérables par des balises vertes dans un sens, rouge dans l'autre (inspiré du balisage de navigation dans l'estuaire). Nouveauté essentielle pour les personnes à mobilité difficile : les quais seront rehaussés et les véhicules accosteront de manière à réduire quasiment toute marche pour accéder au véhicule. 30 000 Nazairiens habiteront à moins de 400 m de l'une de ces stations.
Un an de travaux - L'enquête publique aura lieu en octobre prochain. Les travaux débuteront en mai 2011 et s'achèveront juillet 2012, pour une mise en route concomitante avec la rentrée scolaire et l'ouverture de la cité sanitaire.
12 véhicules neufs - Pour assurer une fréquence de passage toutes les dix minutes sur la ligne, la Carene va investir dans douze véhicules articulés, dernier cri, probablement de fabrication française. Une facture de 400 000 € par bus. Ils fonctionneront au gasoil « et seront équipés des meilleurs filtres. Toutes les villes qui ont investi dans la propulsion au gaz en reviennent, assure Olivier Richard, le vice-président de la Carene et président de la Stran. Ce n'est pas fiable ! »
Tarifs inchangés - Promis, la politique de tarification ne changera pas. L'abonnement mensuel reste à 42 €. Les entreprises seront d'ailleurs sollicitées par le biais du versement transport qui s'applique aux employeurs de plus de 20 salariés. Ce versement permet de récolter aujourd'hui 10 millions d'€. La Carene envisage d'augmenter le taux de 40 % environ. La gratuité du transport a été écartée « par principe. La billetterie couvre un quart du coût du service, » souligne Olivier Richard.
Et vers Trignac et Montoir ? - La ligne sera bien prolongée mais les aménagements viendront plus tard. Il faudra notamment attendre le doublement du pont de la Matte, celui qui enjambe les voies SNCF à proximité de la gare. Un très gros chantier qui interviendra en 2014, si tout va bien et nécessitera de couper toute circulation à l'entrée de la ville pendant plus de quatre mois.
Des ambassadeurs - Deux ambassadeurs sont recrutés. Ils ont pour mission de faire le lien avec les riverains et les usagers pour limiter les nuisances liées aux gros travaux. Une exposition permanente sera bientôt installée dans l'ancien local de la Stran, avenue de la République, près de la mairie.
Ouest France